Archive for the ‘Livre de Donald: Réconciliation’ Category

La fête nationale: quoi fêter au juste?

La fête nationale! Quoi fêter au juste?

« Le 24 juin, c’est ma fête. Pour certains, c’est la St-Jean Baptiste, pour d’autres c’est la fête nationale : deux mondes représentant deux étapes bien différentes de ma vie où, tour à tour, ceux qui m’entouraient me promettaient un bonheur sans pareil. Je me présente : Je suis Québec. J’ai quitté le foyer familial (la France) autour des années 1600 pour émigrer en Amérique afin d’y construire mon avenir. Depuis mon arrivée, tous ceux qui ont été en autorité au-dessus de moi ont tenté, à tour de rôle, de me faire avaler aveuglément que la vie marcherait pour moi si j’endossais leurs valeurs. Ils me promettais que j’y trouverais un bonheur garanti.

Aujourd’hui, 400 ans plus tard, je vis toujours le même scénario. Comment puis-je dire que j’ai trouvé ce bonheur si convoité dans les valeurs temporelles, matérielles, financières et politiques dont on m’a tant vanté les mérites? En ce moment, je fais face à la réalité de ma vie et où ces valeurs m’on conduit… Les statistiques en disent long à mon sujet ! Ces résultats, si décevants soient-ils, ne mentent pas et me poussent immanquablement à me poser beaucoup de questions. Oui, c’est ma fête, mais quelle drôle de fête ! Qu’est-ce qui ne tourne pas rond au juste dans ma vie ? Ne me reste-t-il qu’à évacuer mon désarroi et exprimer mon mécontentement? Que vais-je laisser à mes enfants au juste comme héritage? Juste me poser la question me fait très mal. »

Québec est cet enfant dont les blessures historiques ont tragiquement endommagé son cœur. Québec est tiraillé et exhibe dans ses relations des attitudes qui reflètent un cœur accablé tel un volcan prêt à cracher le feu et la lave des souffrances qui le pressent depuis si longtemps. Québec en questionnement qui cherche sa voie au travers le tintamarre des casseroles des marches dans les rues ou les « party » ou encore dans les sports ou dans la religion du hockey mais qui ne trouve toujours pas satisfaction, une fois rendu à la tombée de la nuit… Québec en quête d’identité, qui tend à noyer ses malaises et ses peines dans le déni en vénérant sa culture, ses chansons et son humour sous les feux des innombrables et interminables festivals d’été… Québec, quel est ce vide qui te hante tant? Québec, que cherches-tu à combler au juste? Québec, 400 ans ont passé, mais c’est du pareil au même. Québec, quel héritage spirituel laisseras-tu à tes enfants ?

007Donald Gingras, auteur de « Fenêtre d’Espoir … et de RéconPOSTER FRANCAIS LIVRE de DONALD - Copieciliation » Québec, un survol de 400 ans d’une histoire révélatrice : Québec… un orphelin qui a grandit et vivant au Canada, une famille « reconstituée » qui souffre…

Pour commander le livre : donald.gingras@videotron.ca
(514) 353-1131
Site WEB-BLOG : https://criducoeurpourlequebec.wordpress.com

 

 

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Deux fêtes Nationales! Quoi fêter au juste?

« Aujourd’hui, 24 juin, c’est ma fête. Pour certains, c’est la St-Jean Baptiste, pour d’autres la fête nationale. Deux périodes de ma vie qui, tour à tour, me promettaient un bonheur sans pareil. 

Je me présente : Je suis Québec. J’ai quitté le foyer familial (la France) autour des années 1600 pour émigrer en Amérique afin d’y construire mon avenir. Depuis mon arrivée, et ce, à chaque étape importante de ma vie, ceux en autorité au-dessus de moi ont tenté de me faire avaler aveuglément que la vie marcherait pour moi si j’endossais leurs valeurs. J’y trouverais un bonheur garanti, me disait-on. Aujourd’hui, 400 ans plus tard, comment puis-je dire que j’ai trouvé ce bonheur si convoité dans ces valeurs temporelles, matérielles et financières qu’on me vantait tant ? En ce moment, je fais face à la réalité de ma vie alors que les statistiques en disent long à mon sujet ! Ces résultats, si décevants soient-ils, ne mentent pas et me poussent immanquablement à me poser beaucoup de questions… Oui, c’est ma fête, mais quelle drôle de fête ! Qu’est-ce qui ne tourne pas rond au juste dans ma vie ? Ne me reste-t-il qu’à marcher dans la rue pour exprimer mon désarroi ou me changer les idées ? Que vais-je laisser à mes enfants comme héritage ?… 

Québec est cet enfant dont les blessures historiques ont tragiquement endommagé son cœur. Québec est tiraillé et exhibe dans les rues des attitudes qui reflètent un cœur accablé tel un volcan prêt à cracher le feu et la lave des souffrances qui le pressent depuis si longtemps. Québec en révolte qui cherche sa voie dans le tintamarre des casseroles mais qui ne trouve toujours pas… Québec en quête d’identité, qui tend à noyer ses malaises et ses peines en vénérant sa culture, ses chansons et son humour sous les feux des innombrables festivals d’été… Que recherche-t-il au juste ? Quel est ce vide qui le hante tant et qu’il cherche à combler ? 

Québec, quel héritage laisseras-tu à tes enfants ?

« O Canada! »

Québec, c’est l’orphelin qui a grandi et qui vit au Canada, une famille reconstituée de trois groupes d’enfants depuis 1760… Les Français, les autochtones et les Anglais. Par la conquête, les Anglais ont obtenu le statut d’enfants « légitimes ». Une partie du cœur de Québec souhaiterait tant vivre dans une famille aimante qui prend un soin jaloux de chacun de ses enfants, tandis qu’une autre partie de lui voudrait quitter la famille parce qu’il croit ne pas y trouver sa vraie place. Canada, c’est une famille reconstituée qui souffre et qui, sans jamais avoir pris soin de faire face et de régler ses blessures du passé, continue d’adopter de nouveaux enfants pour les utiliser comme main d’œuvre pour compenser ses lacunes économiques… 

Canada, comment peux-tu tourner la page en croyant que le temps fera oublier les blessures ? Canada, comment peux-tu persister à promouvoir le bonheur dans les valeurs temporelles, matérielles et financières qui ont tant empoisonné et qui continuent de briser les relations entre tes enfants ? Canada, tu as donné à tes enfants une charte des droits pour leur donner plein accès à toutes les libertés, mais pourquoi as-tu volontairement laissé de côté la charte des responsabilités de tes enfants qui pourrait harmoniser et équilibrer leurs relations ? Canada, pourquoi as-tu tout délégué dans les mains des juristes l’ultime autorité de déterminer nos valeurs, nos croyances et notre mode de vie ? Canada, quel héritage laisseras-tu à tes enfants ? Canada, que veux-tu fêter au juste en ce Ier juillet 2012 ?

LIRE: « Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation »

Auteur: Donald Gingras

Témoignage:  https://www.youtube.com/watch?v=eGOv-JApnfs

Table des matière et Préface – copie française

Livres vendus à date

Plus de 7,000 livres vendus

De bouche à oreilles…  » Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation  » connait beaucoup de succès au Québec et au Canada anglais. Les entrevues et conférences se multiplient partout au Canada pour l’auteur Donald Gingras.

“ Suite à nos conférences présentées partout au Canada de 2001-07, pas moins de 493 personnes ont choisi d’investir dans le projet de Fenêtre d’espoir … et de Réconciliation. Nous sommes reconnaissants pour leur encouragement et contribution financière qui a rendu possible la publication du livre en français et en anglais.”

– Donald & Lorraine Gingras

Témoignage d’un couple Autochtone sur la Réconciliation

Affirmation de Liz et Bert Genaille, tous deux autochtones dela Saskatchewan, qui offrent leur perspective personnelle de leur conflit historique et incessant avec les Canadiens français et les Canadiens anglais. Bert parle en leur nom personnel dans le reste de la présente annexe.

À l’automne 2001, j’ai rencontré Donald et Lorraine Gingras à Arlington Beach, en Saskatchewan. Donald m’a raconté son parcours de vie et m’a parlé du Québec. Pour la première fois, j’ai compris les antécédents du Canada français et son désir d’être reconnu en tant que « société distincte ». En conversant avec Donald, je lui ai dit que j’avais entendu beaucoup d’histoires sur le peuple francophone qui parlait de se séparer et d’autres sujets. Je lui ai dit que j’avais l’habitude de dire auparavant : « Pourquoi est‑ce qu’ils ne retranchent pas le Québec à la frontière de l’Ontario et du Québec et qu’ils ne l’envoient pas patauger dans l’océan ? Ils  peuvent bien se séparer, tant qu’à moi ! »

En regardant par la fenêtre de Dieu, j’ai découvert que j’avais tort d’adopter cette attitude envers le Québec. Dans son témoignage, Donald a parlé de réconciliation. Il m’a regardé droit dans les yeux, moi, un autochtone, et m’a dit : « Bert, je suis  désolé et je vous demande pardon pour ce qu’on a fait aux autochtones, pour avoir envahi vos terres et les avoir achetées avec des babioles et la façon dont on vous a traité… » C’était la première fois que j’entendais prononcer une demande de pardon aussi chaleureuse et sincère. Je lui ai répondu : « J’accepte votre demande  de pardon. Si c’était possible, je l’accepterais au nom de tous les autochtones. »

On a tous entendu dire que des autochtones sont en train de négocier avec les Canadiens français et les Canadiens anglais pour obtenir des droits territoriaux et que des blessures passées sont maintenant exposées publiquement. On a vu le Gouvernement parler d’acheter la paix par des accords financiers ou des compensations matérielles. Et, comme tant de gens l’ont remarqué, l’argent ne peut résoudre à lui seul les problèmes sociaux et personnels de mon peuple. Ce n’est pas plus d’argent, plus de pouvoir, et ce n’est certainement pas un plus grand isolement dans nos réserves qui va résoudre nos problèmes. Le message de Donald, celui de la fenêtre dela Réconciliation, nous a rappelé que nous sommes appelés à vivre dans un but plus noble.

– Donald Gingras (Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation, Annexe 1, p. 268)

Premières nations, Inuits et Métis, et la Réconciliation

Premières nations, Inuits et Métis, et la Réconciliation

Si le peuple québécois a été un orphelin en foyer d’accueil dans la famille canadienne reconstituée, et sila Réconciliationest essentielle au rétablissement de cette famille reconstituée, alors on peut se demander : « Qu’en est‑il des Premières nations, des Inuits et des Métis qui vivent au Canada ? » Ce sont certainement des enfants de la famille canadienne reconstituée. Il est possible de les percevoir comme des enfants en foyer d’accueil n’ayant quela Terrecomme Mère naturelle, mais par elle, ils sont justement davantage chez eux dans notre Orphelinat canadien que tout autre enfant dont les ancêtres sont venus d’Europe. Si cette comparaison est justifiée, il est possible de percevoir le Nouveau parent (Mère Angleterre) comme arrivant dans l’orphelinat pour enlever la place du Premier parent (Amérindien). Le Nouveau parent a commencé ensuite à accueillir le peuple québécois et les Premières nations, les Inuits et les Métis, ainsi que ses propres enfants naturels ; il s’est ainsi retrouvé chef d’une famille complexe.

Bien que nous puissions être tentés d’en dire plus au sujet des autochtones – et il ne fait aucun doute que plusieurs dimensions de leurs relations brisées avec les membres francophones et anglophones de la famille ont été documentées -, il vaudrait mieux écouter leurs porte‑parole et entendre leur propre analyse des moyens de faire avancer les choses. Les thèmes des territoires et des droits accordés par traités, les tentatives qui ont été faites pour exterminer ou assimiler leur peuple et leur culture, la séparation et l’isolement que les colons des peuples fondateurs européens leur ont imposés, les diverses formes de mauvais traitements qu’on leur a infligés, de même que les crimes perpétrés contre eux par le gouvernement et autres, l’inaptitude et l’injustice avec lesquelles on a traité les Amérindiens en tant que groupes, familles et individus, s’inscrivent tous dans la tragique histoire qu’ils sont seuls à avoir le droit de raconter à ceux qui en ont fait des victimes et au monde.

Étant donné que le présent livre traite de la Réconciliation, toutefois, il convient peut-être de faire remarquer que le moyen qui a été choisi pour traiter de la question précise du « chapitre » des écoles résidentielles religieuses et gouvernementales dans les relations des Premières nations avec les autres Canadiens porte le nom de Commission Vérité et Réconciliation. En ce début d’année 2008, tandis que nous achevons ce livre,la Commission amorce une tentative de justice et de guérison. D’après le nom qu’elle porte, on peut en déduire que, comme dans le cas du Québec, leur histoire devra être racontée en toute vérité (ce qui est en cours de réalisation, bien qu’il y ait encore de nombreuses interférences). Ce n’est qu’une fois que la vérité aura été exposée qu’un quelconque processus conduisant à une véritable réconciliation pourra être lancé. Espérons que ce cheminement mènera à une guérison relationnelle et que les souffrances de la famille reconstituée seront transformées en une raison de vivre, plus noble, dont la famille reconstituée et souffrante du Canada a besoin. Il se peut que la grande question à se poser soit : « Le Canada arrivera‑t‑il à aller jusqu’au bout du chemin dela Vérité et dela Réconciliation en toute bonne foi ? »

Dans le monde entier, on fait actuellement des pas vers la réconciliation avec d’autres Premières nations. L’Afrique du Sud et l’Australie progressent dans ce sens.

Les peuples qui s’intéressent àla Réconciliationdans ce contexte ne la perçoivent pas tous dans la perspective essentiellement chrétienne de la repentance et du pardon. Il se peut que, par une approche plus globale, on la définisse comme étant le fait de prendre des mesures mutuellement acceptables pour véritablement passer de l’antagonisme au respect et à la confiance. Il est difficile d’imaginer que cela puisse se produire sans reconnaître nos torts et sans en demander ensuite pardon avec assez de sincérité pour que tout soit accepté et forme un fondement en vue d’une nouvelle relation. Pour rendre la tentative de Réconciliation suffisamment efficace, il faudra peut-être avoir recours à un processus de justice réparatrice, et qu’une certaine forme de restitution en fasse partie. À ce stade‑ci, si nous désirons aller de l’avant et nous engager à favoriser des changements pertinents et durables, il est évident quela Réconciliationpourrait s’avérer coûteuse, et ce, tant pour la victime que pour le fautif.

 

Où es-tu Paix? Où es-tu Réconciliation?

 

Réconciliation?
Réconciliation avec Dieu?
Réconciliation les uns avec les autres?

Les Québécois vibrent d’émotions lorsqu’ils fredonnent la chanson de Raymond Lévesque: « Quand les Hommes vivront d’amour… » Mais, on a beau chanter et vibrer, mais les chansons et la musique, comme la religion organisée, ça ne change pas les coeurs ni les vies, et ne guéri pas les blessures de la vie. Dans son livre, Donald cite un récent article dans le Journal de Montréal qui titrait en première page: « Les Québécois : perdus sans religion. » un constat qu’ils ont le mal de l’âme, qu’ils souffrent dans leurs coeurs très endommagés  par les blessures du passé, qu’ils cherchent leur voie…

                           

17 mars, 2008 (Publié avec permission)

Les voies proposées pour trouver le bonheur depuis l’arrivée en Amérique  en 1500 continue de nourir le vide dans les coeurs… Dieu a mis dans le cœur de l’homme le désir d’aimer et d’être aimé. Sa philosophie est très simple: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. » et, « À ceci  tous  connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » 

Alors, que cherchent-ils au juste? Serait-ce le message de Jésus qui a payé de sa vie pour nous offrir la Réconciliation avec Dieu, le Créateur de l’univers. Aussi, Jésus n’a-t-il pas déclaré qu’une partie de sa mission était de guérir les coeurs brisés… Serai-ce le chaînon manquant? Peut-on s’entende pour dire que nos familles, notre province, notre pays, notre planète ont un urgent besoin de guérison et de paix?

 Jésus a payé de sa vie pour nous offrir la Réconciliation avec Dieu, le Créateur de l’univers, et les uns avec les autres. Il a déclaré: « Je vous donne la PAIX, mais pas comme le monde la donne!»

À l’aube de ce 21ième siècle, ou bien on abandonne tragiquement en chantant, « Mais nous nous serons morts mon frère… » ou bien l’amour et la Réconciliation  commencent  maintenant, avec Dieu, et toi et moi par des coeurs transformés par Jésus. Votre choix peut faire toute une différence!

Vous désirez en apprendre davantage sur le message de la Réconciliation? 

Bienvenue sur notre site! 

Témoignagehttps://www.youtube.com/watch?v=eGOv-JApnfs

 

 

 

Fenêtre d’Espoir… et de Réconciliation!

Témoignage:  https://www.youtube.com/watch?v=eGOv-JApnfs

Québec, 400 ans d’histoire…

révélant son identité : un orphelin qui souffre!

Porter un regard sur notre histoire, autre que politique et économique, en examinant les relations entre Français, Amérindiens et Anglais, soulève beaucoup  de questions sur les valeurs fondamentales et la recherche du bonheur de ces  peuples.

Dès l’arrivée des Français et des Anglais en Amérique, les vieux conflits se poursuivent, on asservit les « Indiens », on impose l’intolérance religieuse aux huguenots français et aux protestants anglais et l’on cherche par tous les moyens à s’approprier le territoire et le commerce, ce qui empoisonne les rapports entre les trois peuples. Nos livres d’Histoire ne nous enseignaient-ils pas que les Français  étaient venus « civiliser » et « évangéliser » les « Indiens » au nom de Dieu? Nous découvrons qu’en fait les Amérindiens étaient indispensables à la traite lucrative des fourrures pour le compte des Français et des Anglais.

 Puis, on s’étonne de voir combien les relations sont dysfonctionnelles entre la « Mère patrie » et ses enfants. Avec la Conquête britannique  (1760), Québec, abandonné à sa douleur et à ses craintes, se demande  comment sa « Mère » a pu utiliser, tromper, abandonner et, le plus tragique, vendre ses  enfants aux Anglais, ses « ennemis jurés » pour quelques bancs de poissons.

La fameuse Conquête et la menace d’une invasion par les Américains donnent  naissance au Canada. On observe les premiers pas d’une famille reconstituée qui souffre et dont les conflits et les blessures persistent. Les relations entre les trois groupes d’enfants sont marquées par d’avides négociations et « accommodements raisonnables ».  L’omniprésence de l’Église, et sa domination de ses paroissiens, engendre un style de vie en vase clos, à l’écart des Anglais, qui les exclut du commerce et de l’instruction, pendant que leurs grandes familles  sont contraintes de « faire des enfants » et de vivre pour un « petit pain » dans la ferme. Cette vision est, en réalité, une « formule de survie » pour la paroisse  catholique.

La Révolution tranquille (1960) sonne le réveil des Québécois, qui endurent encore alors leur mal en silence. Délaissant la vie de paroisse au profit du modernisme, le gouvernement se lance sur le chemin de la liberté et de la prospérité. Le clergé doit céder la place aux professionnels et la providence divine à « l’État providence ». Les Québécois abandonnent le catholicisme pour plonger dans la « religion » séculière du plaisir et de l’aventure nationaliste. Où cela les mènera-t-il?

Imaginant un Québec personnifié, on note que son style de vie, ses relations et ses performances nous présentent un orphelin ayant le mal de vivre qui est encore à la recherche de son identité. Qui blâmer pour ses malheurs et ses douleurs? Cherche-t-il encore un coupable? Y a-t-il de l’espoir? Ou bien, dans ses efforts pour prendre sa vie en main, peut-il ouvrir une nouvelle fenêtre… une « Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation » et relever le défi personnel qui lui est lancé?                       – Donald Gingras