Témoignage d’un couple Autochtone sur la Réconciliation

Affirmation de Liz et Bert Genaille, tous deux autochtones dela Saskatchewan, qui offrent leur perspective personnelle de leur conflit historique et incessant avec les Canadiens français et les Canadiens anglais. Bert parle en leur nom personnel dans le reste de la présente annexe.

À l’automne 2001, j’ai rencontré Donald et Lorraine Gingras à Arlington Beach, en Saskatchewan. Donald m’a raconté son parcours de vie et m’a parlé du Québec. Pour la première fois, j’ai compris les antécédents du Canada français et son désir d’être reconnu en tant que « société distincte ». En conversant avec Donald, je lui ai dit que j’avais entendu beaucoup d’histoires sur le peuple francophone qui parlait de se séparer et d’autres sujets. Je lui ai dit que j’avais l’habitude de dire auparavant : « Pourquoi est‑ce qu’ils ne retranchent pas le Québec à la frontière de l’Ontario et du Québec et qu’ils ne l’envoient pas patauger dans l’océan ? Ils  peuvent bien se séparer, tant qu’à moi ! »

En regardant par la fenêtre de Dieu, j’ai découvert que j’avais tort d’adopter cette attitude envers le Québec. Dans son témoignage, Donald a parlé de réconciliation. Il m’a regardé droit dans les yeux, moi, un autochtone, et m’a dit : « Bert, je suis  désolé et je vous demande pardon pour ce qu’on a fait aux autochtones, pour avoir envahi vos terres et les avoir achetées avec des babioles et la façon dont on vous a traité… » C’était la première fois que j’entendais prononcer une demande de pardon aussi chaleureuse et sincère. Je lui ai répondu : « J’accepte votre demande  de pardon. Si c’était possible, je l’accepterais au nom de tous les autochtones. »

On a tous entendu dire que des autochtones sont en train de négocier avec les Canadiens français et les Canadiens anglais pour obtenir des droits territoriaux et que des blessures passées sont maintenant exposées publiquement. On a vu le Gouvernement parler d’acheter la paix par des accords financiers ou des compensations matérielles. Et, comme tant de gens l’ont remarqué, l’argent ne peut résoudre à lui seul les problèmes sociaux et personnels de mon peuple. Ce n’est pas plus d’argent, plus de pouvoir, et ce n’est certainement pas un plus grand isolement dans nos réserves qui va résoudre nos problèmes. Le message de Donald, celui de la fenêtre dela Réconciliation, nous a rappelé que nous sommes appelés à vivre dans un but plus noble.

– Donald Gingras (Fenêtre d’espoir… et de Réconciliation, Annexe 1, p. 268)

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